En Général

La Côte d’Ivoire fait partie de la CEDEAO (communauté économique des états de l’Afrique de l’Ouest de 322 463 Km2). Sa population est d’environ 24 millions (données 2017) dont 60 ethnies (hors les non-nationaux). Même si le français est la langue officielle, 77 langues et dialectes se retrouvent au fil des conversations avec les ivoiriens. 4 grandes familles se répartissent sur le territoire : les Akan, les Mandé, les Voltaïque et les Krou.

Indépendant le 7 aout 1960, le pays élit son premier président Félix Houphouët Bobigny qui souligne que “l’arme des forts est le dialogue”. Si ce jour tombe un jour ouvrable, la veille est également fériée afin de préparer les festivités ! Depuis la crise de 2010, le pays connait une stabilité politique qui favorise un développement économique exponentiel.

C’est l’un des principaux pays producteurs mondiaux de café, hévéa, huile de palme, cacao faisant un pays phare de l’Afrique de l’Ouest. Abidjan, la capitale économique est le deuxième port thonier du monde.

Abidjan, poumon économique en pleine mutation

Cette ville est en plein boum économique, les buildings poussent comme des champignons du fait des investissements étrangers. La croissance du produit intérieur tourne autour des 7 % chaque année. La culture maraichère a de plus en plus de difficultés à résister à la croissance de la ville, car des quartiers très prisés veulent s’agrandir !

Le danger reste la dépendance à la valeur du “cacao”, car elle  représente 2 emplois sur 3 ! D’où un surnom de “République du cacao” pour cet or brun, à hauteur de 40 % de la production mondiale.

la cruise des edifices religieux

La Cathédrale Saint-Paul domine la lagune du haut de ses 70 mètres et se situe dans le quartier des affaires au Plateau. Un repère important pour les habitants de cette ville.

Située à 2h de route d’Abidjan, Yamoussoukro est la ville natale du président Félx Houphouët-Boigny. Cette ville est déroutante par rapport à Abidjan avec des avenues à 8 voies bordées de lampadaires et en attente de constructions résidentielles. Les plus grands édifices du pays s’y trouvent.

Ainsi, visitez la Basilique Notre-Dame de laPaix, construite en 3 ans pour s’achever en 1990. Il a fallu environ 4 500 ouvriers travaillant 24h/24h. Plus grand monument du monde de la chrétienté dépassant de 21 m la basilique Saint-Pierre de Rome ! 37 hectares de jardin l’entoure.  Intérieur circulaire, ses murs sont constitués de 24 vitraux correspondant à la Bible en image (méthode du moyen âge utilisée pour les analphabètes). Eux-mêmes, surplombés par 12 vitraux des apôtres de Jésus.

LA crise politique en cote d”ivoire

La crise politico-militaire en Côte d’Ivoire commence le 19 septembre 2002, un début de solution se profile le 24 janvier 2003 avec la signature des accords de Linas-Marcoussis. Cependant, une brusque crispation en novembre 2004 remet en cause toutes les avancées obtenues. Une promesse de règlement final se dessine enfin avec la signature de l’accord politique de Ouagadougou le 4 mars 2007, avant d’être remis en cause à l’occasion de l’élection présidentielle ivoirienne de 2010.

Le 19 septembre 2002, des soldats rebelles dont certains seraient venus du Burkina Faso6 tentent de prendre le contrôle des villes d’Abidjan, Bouaké et Korhogo7. Ils échouent dans leur tentative de prendre Abidjan mais parviennent à occuper les deux autres villes, respectivement dans le centre et le Nord du pays.

La rébellion qui prendra plus tard le nom de « Forces nouvelles » occupe progressivement la moitié nord du pays, le coupant ainsi en deux zones géographiques distinctes : le sud tenu par les Forces armées de Côte d’Ivoire (FANCI) et le nord tenu par les Forces armées des Forces nouvelles (FAFN).

Une tentative de coup d’État a lieu le 19 septembre 2002 de manière simultanée à Abidjan (principale ville du pays et siège du gouvernement), Bouaké (centre) et Korhogo13. Pendant ce putsch, diverses tentatives d’assassinat ont lieu contre des personnalités politiques : Alassane Ouattara et Moïse Lida Kouassi, ministre de la Défense. Le ministre de l’Intérieur Émile Boga Doudou, Robert Guéï, ex-chef de l’État (19992000), et leurs gardes du corps sont assassinés. La responsabilité de cet assassinat et tentatives seraient dues au gouvernement, selon le rapport Leliel (rapport de l’ONU, voir lien en fin d’article). Les putschistes sont repoussés et se replient à Bouaké. Des combats ont lieu entre rebelles et forces gouvernementales et Bouaké notamment passe de mains en mains ; des exécutions sommaires se multiplient, de chaque côté. Lors de ce coup d’État, Laurent Gbagbo était en voyage diplomatique en Italie.